Festival de musique avancée. C’est ainsi que le Sónar a toujours été connu, même s'il y a un bon nombre de personnes qui continuent à confondre musique avancée et musique électronique. Et ce n’est pas la même chose : le festival de Barcelone a toujours essayé de capturer la musique du futur avant n'importe qui et, si pendant un moment, cela coïncidait avec le fait que la musique du futur était électronique, personne ne met en doute sa légitimité à devenir la vraie protagoniste de l'événement. Mais les temps changent. Et l'avenir aussi.
DIX AVANT-GOÛTS DU FUTUR À NE PAS RATER AU SÓNAR 2019

Le Sónar 2019 commence aujourd'hui et est rempli de propositions qui sont un véritable avant-goût des musiques du futur. Pour ne pas vous perdre dans la jungle du programme exubérant du festival, on vous cafte dix performances indispensables que vous devriez voir si vous voulez avoir une idée de l'avenir de la musique.
D'ailleurs, s'il y a bien quelque chose qui change toujours à une vitesse plus vertigineuse, c'est précisément l'avenir. Maintenant, pour essayer de chasser ce que nous écouterons d’ici quelques temps, il est nécessaire d’avoir non seulement une grande vision, mais aussi une intuition très raffinée. Et, si on regarde l'affiche du Sónar 2019 , qui aura lieu à Barcelone du 18 au 20 juillet, nous devons reconnaître que nous avons ici de vision et d’intuition à revendre. Pour cette même raison, et pour que vous clôturiez le festival avec le sentiment d'avoir tout vu, nous parlons de dix artistes qui sont, chacun, une petite bouchée d'avenir. Chacun avec sa propre saveur.
FAKA. Fela Gucci et Desire Marea ne sont pas le duo hipster typique. Et, en plus d’impressionner par leur proposition musicale, il s’agit d’une véritable performance à plusieurs niveaux qui affiche l’un des discours LGBTQI les plus complexes et les plus joyeux de ces derniers temps.

JARREAU VANDAL. Ce n’est pas seulement l’une des premières épées de la belle équipe de Soulection. Loin de là. Jarreau Vandal est un véritable mixeur musical dédié au mélange de styles, de genres et de sonorités à la vitesse de l'éclair. Impressionnant.

K Á R Y N N. KA RYNN vit peut-être à Los Angeles depuis l'âge de dix ans, mais sa musique est nourrie par l'exode qui l'a éloignée de sa Syrie natale et qui nourrit les compositions exotiques et fascinantes de son premier album exceptionnel : The Quanta Series. On dit que Björk et Marina Abramovic sont déjà fans de K Á R Y N N. C'est bien qu'il y a une raison.

LA DIABLA. Le reggaeton est une musique du futur. D'ailleurs, il n'y a pas de musique qui soit plus du futur que le reggaeton. Et c’est quelque chose que La Diabla a totalement intériorisé et qu'elle pratique depuis plusieurs saisons déjà dans ses impeccables sessions. Allez, ne résiste pas, tu sais que tu en as envie.

MALL GRAB. La génération millennial commence à avoir ses propres dj heroes. Et, parmi eux, il est clair et net que l’australien Mall Grab brille d’un éclat particulièrement éloquent car il ne comprend pas les genres, mais danse et retourne le dancefloor.

MASEGO. Né en Jamaïque, il a grandi dans une communauté chrétienne de Virginie (USA)... Mélange impossible ? Pas pour Masego, qui a réussi à réorienter cette contradiction de sa biographie dans la création d’un genre musical qu’il a baptisé traphousejazz. Il faut l'écouter pour le comprendre.

OCTAVIAN. Hip-hop et saleté. Ce mélange peut plus ressembler au passé qu'au futur. Mais il se peut aussi que le mélange de pays figurant sur le passeport d'Octavian (Royaume-Uni et France) ait été à l'origine de cette vieille formule qui ressemble à un avenir pur grâce à ses doses mesurées de trap.

SEVDALIZA. Sevdaliza était sans aucun doute l'une des stars inattendues du Sónar 2016. Et c'est pourquoi il y a tellement d'attente de sa nouvelle visite pour présenter The Great Hope Design, un spectacle que personne ne connaît trop mais qui est sûrement aussi incroyable que tout ce qui sort de la tête de cette femme.

$KYHOOK. Rels B, Sticky M.A, Pedro Ladroga... Tous sont passés par la table de mixage de $kyhook. Mais il faut avouer que cet homme a tellement d’art qu’il ne le distribue pas seulement, mais qu’il en garde également un peu pour l’investir dans ses propres productions qui ouvrent les frontières de la musique urbaine dans notre pays.

VIRGEN MARIA. Oubliez María Forqué : Virgen Maria est la Vierge Marie. Dans ses propres termes. À sa puissance maximale. Et, surtout, avec une proposition hypnotique dans laquelle les sonorités les plus agitées (parfois aussi les plus gênantes) servent de levier pour faire sauter un discours nécessaire sur le corps et la sexualité.
