Néanmoins, la performance la plus inespérée d’une Jordan XIV arriva par quelqu’un qui n’était pas même encore professionnel. Richard Rip Hamilton alla jusqu’à 27 points pour donner la victoire à l’université du Connecticut face à la toute-puissante Duke en 1999 lors de sa première apparition dans un Final Four . Les premières Jordan de Rip Hamilton furent un cadeau de son père lorsqu’il n’était qu’un enfant. « Si tu souhaites qu’un moment soit spécial, tu dois t’habiller de façon spéciale » : tel fût son conseil. À partir d’alors, chacun de ses grands moments fût associé à des Jordans et sa victoire à la NCAA resterait à jamais intimement liée aux Jordan XIV.
LES JORDAN XIV CÉLÈBRENT LEUR CONNEXION AVEC RIP HAMILTON

Quand Michael Jordan marqua The Shot, son dernier panier avec les Bulls, il n’était pas seulement entrain de marquer la fin d’une carrière, mais il était aussi entrain de présenter à la société un prototype de Jordan XIV qui devait se lancer quelques mois après. L’annonce de la retraite de Michael laissait ces Jordan XIV sans son principal acteur, mais ces chaussures se transformèrent en premier choix de beaucoup de joueurs proches comme Toni Kukoc, Scottie Pippen ou Ron Harper et d’autres moins proches, comme Charles Barkley, David Robinson, Tim Duncan ou Reggie Miller.

Après cette grande victoire, Richard Rip Hamilton intégrait une équipe de la NBA qui paraissait peu enthousiasmante : Washington Wizards . À peine trois mois plus tard, la nouvelle équipe d’Hamilton devint le centre d’attention principal. Pas pour son rendement sur le terrain, mais pour son nouveau président des opérations, Michael Jordan. Peu après, la révolution ; Michael Jordan, annonça qu’il abandonnait son poste pour jouer avec les Wizards. Hamilton, qui arriva dans une équipe peu prestigieuse, se transforma en compagnon de jeu de son idole.
Même si beaucoup de joueurs portaient des Jordans, seulement quelques uns furent choisis par Michael Jordan lui-même pour faire partie de la Jordan Team et représenter la marque. Michael Finley, Ray Allen, Derek Anderson, Eddie Jones ou Vin Baker n’avaient pas seulement prouvé leur niveau dans le jeu, mais aussi un style très défini. Mais Richard Rip Hamilton, le joueur le plus proche de Michael, n’obtenait pas de place dans l’équipe Jordan. Un jour, en plein entrainement, il lui demanda: «eh, Mike, pourquoi tu ne m’inclus pas dans la Jordan Team?». La réponse fut inhabituellement dure pour quelqu’un qui était devenu comme son grand frère: «eh, Rip, mes baskets sont pour les joueurs All Star. T’es pas assez bon pour les porter».

Ce fût la seule saison où Hamilton joua avec Michael Jordan. La saison suivante, il fut remplacé par Jerry Stackhouse , un joueur qui avait aussi joué en North Carolina , tout comme Michael. Déjà dans l’équipe des Pistons , loin de Jordan, Hamilton gagna l’anneau en 2004 et devint All Star trois fois avant de finaliser sa carrière chez les Bulls. Rip Hamilton se créa une image propre dans laquelle se mêlaient préférences esthétiques et obligations médicales. Une bande sur le front, un masque pour se protéger des fréquentes fractures du nez, et une manche qui était aussi nécessaire aux rivaux pour la longitude légendaire des ongles d’Hamilton.
Et la Jordan Team ? Michael n’attendit pas trop longtemps. Quelques mois avant que Rip Hamilton soit nommé All Star, il reçut des appels de Jordan pour faire partie du club de joueurs exclusif. Lors de sa retraite en 2013, beaucoup de ses paires exclusives furent les plus demandées, mais tout avait commencé bien avant, avec une victoire universitaire et une paire de Jordan XIV qui reviennent aujourd’hui dans une édition fidèle à l’originale.

