La stratégie de Parley AIR insiste sur le fait que nous dépendons de notre environnement, chaque fois que nous respirons, nous le faisons grâce à nos océans. Adidas et Parley ont travaillé en étroite collaboration pour donner au monde une voix puissante qui nous fasse réagir : il est nécessaire de cesser d'utiliser du plastique et autres produits nocifs. Avec l'aide de tous, nos océans seront préservés afin que d'autres puissent en profiter à l'avenir.
PARLEY FOR THE OCEANS OU COMMENT ARRÊTER LA POLLUTION À CAUSE DU PLASTIQUE
Parley for the Oceans est une organisation environnementale qui s'efforce de préserver les océans en tant que trésors propres et précieux. N'importe qui peut aider à cette tâche, même s'il ne s'agit que de changements mineurs, qu'il s'agisse de recycler une bouteille d'eau ou d'utiliser des pailles réutilisables, pour n'en nommer que deux. Toutes les habitudes auxquelles les humains sont habitués nuisent constamment à notre environnement et donc aux générations futures. Il faut être conscient de cela. Adidas collabore avec Parley depuis 2015, année de la signature d’un accord avec l’organisation environnementale. Nous avons saisi l'opportunité de discuter avec Silvia Raccagni, la directrice de communication de la marque, profitant de son séjour à Barcelone, jeudi dernier, à l'occasion du Run for the Oceans.

Parley for the Oceans réunit les entreprises, les organisations et l’industrie créative pour réfléchir et collaborer sur des projets communs de sensibilisation ainsi que pour proposer des solutions pratiques, réfléchies et créatives pour lutter contre la pollution par le plastique. Comment décririez-vous la relation des entreprises avec adidas et son évolution ?
Parley est une organisation environnementale qui se concentre sur des projets qui aident à sauver les océans, à les protéger. Et, fondamentalement, nous nous définissons comme un réseau collaboratif réunissant des artistes, des scientifiques, des organisations environnementales, des ONG et également des entreprises. Nous voulions les réunir afin de trouver des solutions que nous puissions réellement mettre en œuvre pour la protection des océans. L'évolution de cette collaboration a été Run for the Oceans, qui a débuté il y a trois ans. C'est ce mouvement qui unit le pouvoir du sport à la cause, aux océans. Nous réunissons des gens pour en apprendre davantage sur la beauté et la fragilité des océans, mais aussi pour qu'ils aient la possibilité d'agir et de faire partie du mouvement. Quinze mille personnes ont participé à la première édition, tandis que, l'an dernier, nous en avons compté un million. C'est donc un mouvement en constante évolution.
Parley et adidas sont des entreprises très performantes et forment désormais, ensemble, une équipe bien plus forte. Quand la première collaboration entre Parley et adidas a-t-elle commencé ? Quel serait l'objectif global de cette association ?
Depuis le début de la collaboration avec adidas, quelles mesures spécifiques ont été prises pour maintenir la propreté des océans et de notre environnement en général ?
Le résultat de cette collaboration est une collection faite en plastiques recyclés comprenant des chaussures et des vêtements. En outre, adidas fera don d'un dollar par kilomètre de course lors de l'événement Run for the Oceans. L'avenir de la mode et des vêtements de sport est-il inévitablement lié à des pratiques durables ?
Chez Parley, nous n'utilisons pas vraiment le mot "durabilité", mais plutôt "econnovation", car nous pensons qu'il s'agit vraiment de redéfinir l'avenir. En effet, non seulement le secteur de la mode, mais tous les secteurs devront changer et adopter de nouvelles pratiques.

Il n'y a pas si longtemps, vous avez déclaré qu'il ne s'agissait pas uniquement de la pollution des océans, mais également de notre capacité à survivre une fois que nous les ayons détruits, car les océans produisent 70 % de l'oxygène dans le monde. Quel rôle pensez-vous que notre égoïsme et notre instinct de survie jouent ici ? Sommes-nous tellement égocentriques que le seul moyen de sauver les poissons, la vie et l'eau est en pensant à notre propre extinction ?
C'est mon point de vue. Je pense que la clé pour faire comprendre aux gens que nous dépendons des océans est de rappeler à quel point ils sont importants, d’expliquer que l’air que nous respirons provient des océans. C'est pourquoi nous voulons que les gens comprennent que tout le monde peut faire partie du mouvement et que tout le monde peut faire un petit pas en avant. Et chaque petit pas aide.
Comment pensez-vous que nous puissions appliquer la philosophie AIR de Parley dans nos vies quotidiennes en tant que citoyens ?
Chacun d'entre nous peut commencer par éviter l'utilisation de plastiques à usage unique : sacs, bouteilles, couverts. Cela peut ne pas être facile au début, mais une fois commencé, ça devient très facile parce-que ça devient une vraie habitude.
Certains gouvernements semblent prendre des mesures pour affronter le problème. Par exemple, l'Union Européenne interdira les plastiques à usage unique dès 2021. Pensez-vous que les gouvernements en font assez ? Pourriez-vous nommer une ou deux lois ou initiatives allant dans la bonne direction ?
Nous pensons que le secteur privé peut vraiment conduire au changement. Bien entendu, des actions telles que celle de l'Union européenne visant à interdire les plastiques à usage unique sont les bienvenues. Le Canada a également annoncé récemment l’interdiction des plastiques à usage unique. Mais, comme je l’ai dit, c’est le travail de chacun, les solutions peuvent venir de n’importe où.
La dernière question concernant la pollution de l'océan et le plastique : quelle est votre plus grande peur et votre plus grand espoir ?
Mon plus grand espoir est que le plus grand nombre de personnes possible se joigne à nous. J'imagine que ma plus grande crainte est que les générations futures ne puissent pas profiter des océans comme je l'ai fait jusqu'à présent.
